Université en France : quand le débat devient une ligne rouge !
Conférences annulées, débats empêchés, pressions, menaces, parfois violences.
À l’université, le constat est désormais récurrent.
Le lieu censé accueillir la pluralité des idées se transforme, par endroits, en zone sous tension.
Une question s’impose, brutale et nécessaire , l’université est-elle encore un espace démocratique de débat ou devient-elle un territoire où l’on impose les idées et les règles ?
Des faits qui s’accumulent.
Ces derniers mois, plusieurs établissements ont renoncé à accueillir des intervenants controversés.
Officiellement, il s’agit d’éviter les troubles à l’ordre public.
Dans les faits, ce sont souvent des pressions militantes, des menaces explicites ou un risque de blocage violent qui dictent la décision.
Résultat :
des débats annulés avant même d’avoir lieu,des enseignants sommés de se justifier,des étudiants privés de confrontation intellectuelle.
Le silence remplace la discussion.
La peur, le dialogue.
L’intolérance au nom de la morale
Le paradoxe est frappant.
Ceux qui revendiquent la lutte contre l’intolérance adoptent parfois des méthodes intolérantes.
Empêcher de parler, disqualifier avant d’écouter, bloquer plutôt que répondre.
Le débat n’est plus réfuté par des arguments, mais neutralisé par la pression.
Une mécanique simple , si l’idée dérange, on ne la combat plus, on l’interdit.
Un glissement inquiétant.
L’université n’est pas un espace neutre, mais elle est censée être ouverte.
Or, une frontière invisible se dessine,certains sujets deviennent impraticables,certaines opinions sont jugées illégitimes par principe,certaines règles idéologiques s’imposent sans vote ni débat.
Ce glissement interroge.
Qui décide de ce qui peut être dit ?
Et au nom de quelle légitimité ?
Union pirate et la liberté académique.
Des mouvements comme Union pirate alertent sur ce basculement.
Leur message est clair ,la démocratie universitaire ne peut survivre si elle renonce à la liberté académique.
Une université qui protège ses étudiants de toute confrontation n’éduque plus, elle conditionne.
Former des citoyens, ce n’est pas leur apprendre quoi penser, mais comment penser.
Une démocratie à l’épreuve.
Empêcher un débat n’efface pas une idée.
Il la pousse hors du cadre, alimente la radicalisation et affaiblit la confiance dans les institutions.
L’université a toujours été un lieu de friction, parfois inconfortable.
Mais c’est précisément ce frottement qui fait naître l’esprit critique.
À force de vouloir pacifier les amphithéâtres, on risque d’y éteindre l’essentiel , la liberté de penser, de contredire, de débattre.
La question demeure,une université sans débat peut-elle encore se dire démocratique ?
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