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Violences : la société à l’épreuve de sa conscience !



Les chiffres s’accumulent, les témoignages débordent et pourtant le malaise persiste.

 Les violences ,qu’elles soient conjugales, scolaires, sexuelles, institutionnelles ou symboliques continuent de miner le corps social. 

Derrière chaque statistique, une réalité brute , des victimes trop souvent seules face à l’indifférence, au doute, parfois au soupçon.

Un phénomène massif, encore banalisé.

En France comme ailleurs, les violences ne sont ni marginales ,ni accidentelles. 

Elles s’inscrivent dans des rapports de pouvoir anciens, parfois normalisés, parfois maquillés sous le vernis de la tradition ou de l’autorité. 

Le problème n’est plus seulement de savoir si la violence existe, mais pourquoi elle persiste malgré les alertes répétées.

Les campagnes de sensibilisation se succèdent, les lois s’empilent, mais sur le terrain, la peur de parler reste forte. 

La honte colle à la peau des victimes. 

Le silence, lui, bénéficie presque toujours aux agresseurs.

Parler, c’est risquer de ne pas être cru. 

Porter plainte, c’est affronter la lenteur, la froideur, parfois la brutalité du système.

 Beaucoup renoncent. 

Non par faiblesse, mais par lucidité. 

Le parcours judiciaire, social ou administratif ressemble trop souvent à un second traumatisme.

Être victime aujourd’hui, c’est encore devoir prouver sa douleur, justifier son effondrement, expliquer pourquoi on n’est pas parti plus tôt. 

Une absurdité morale qui interroge notre maturité collective.

Une responsabilité collective esquivée.

La violence n’est pas qu’un fait divers. 

Elle est un fait politique, culturel et social. 

Familles, écoles, universités, entreprises, médias , nul n’est extérieur au problème.

 Quand une parole est étouffée, quand un signalement est minimisé, quand une blague humiliante passe pour de l’humour, c’est tout un système qui vacille.

Refuser de voir, c’est déjà prendre parti.

Lutter contre les violences ne se résume pas à punir. 

Il s’agit de prévenir, d’éduquer, d’accompagner. 

Apprendre dès le plus jeune âge le respect des limites, la valeur du consentement, la force de l’empathie. 

Donner aux victimes des espaces sûrs, accessibles, crédibles. 

Former les professionnels. 

Assumer une tolérance zéro, sans excès, mais sans lâcheté.

Une question de dignité.

Au fond, la question est simple , quel type de société voulons-nous être ? 

Une société qui gère la violence à coups de communiqués, ou une société qui la combat à la racine ?

Être tous ensemble contre les violences, ce n’est pas un slogan. 

C’est un choix. 

Clair. 

Exigeant. 

Inconfortable parfois. 

Mais nécessaire.

Car protéger les victimes, ce n’est pas diviser.

C’est élever le niveau de justice.

Et rappeler une évidence trop souvent oubliée , la dignité humaine n’est pas négociable.



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