Rima Hassan — Défense en conférence : l’art de diluer les faits et déplacer les responsabilités
Salle sous tension, caméras fixes, voix calibrées ,la défense entre en scène autour de Rima Hassan .
Le ton se veut précis, la posture maîtrisée, mais le message se déploie en cercles, mêlant registres juridique, politique et émotionnel, jusqu’à brouiller la ligne de crête des faits.
L’avocat avance, conteste, requalifie et, dans ce mouvement, la responsabilité semble glisser, se fragmenter, changer de port d’attache.
Sur le fond, une mécanique classique se dessine , contester la matérialité, déplacer le cadre du débat, puis redistribuer les fautes vers des acteurs tiers ,vendeur du CBD ,Police ,Juges ,institutions, adversaires.
Contexte , au point que l’événement initial se dissout dans une narration élargie, le discours gagne en densité ce qu’il perd en lisibilité
Visuellement .
Un rectangle horizontal, une foule diverse , chacuns tenant une camera ouverte dont les images s’envolent, au centre une silhouette d’avocat au pupitre, entourée de feuilles mêlées, chiffres, mots, fragments de vérités qui s’entrechoquent .
Constat journalistique, plus la parole s’étend, plus le cœur du sujet recule .
L’auditeur est invité à suivre un labyrinthe où chaque issue renvoie à une autre question, jamais tout à fait à une réponse.
Citation suspendue : « noyer le détail, c’est parfois sauver l’ensemble »
Reste une impression nette, presque froide , l’art de tout confondre ne nie pas frontalement , il disperse et dans cette dispersion, la faute devient diffuse, presque insaisissable .
Quand tout le monde est impliqué, qui répond encore clairement ?
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