Mise à jour automatique toutes les 6h par le National Hurricane Center (NOAA)
Recevez nos dernières actualités du Portail Communautaire ....
🍪 Ce site utilise le stockage local de votre navigateur pour mémoriser vos préférences (mode sombre, taille du texte, vote sur les articles) et des outils de mesure d'audience (Google Analytics). Ces données sont conservées 13 mois maximum et ne sont pas revendues à des tiers. Politique de confidentialité →
Mode sombre, taille du texte, préférences de lecture. Durée : session navigateur.
Statistiques de visites anonymisées. Durée : 13 mois.
Votre vote et les vues d'articles. Durée : 13 mois.
Vous pouvez retirer votre consentement à tout moment en cliquant sur "Gérer mes préférences" en bas de chaque page.
1 Commentaires
L'Âne, le Coq et la Grande Table .
RépondreSupprimerUn vieux village préparait chaque année un immense banquet où chacun apportait le fruit de son travail.
Le Coq arrivait avec son blé, la Chèvre avec son fromage, le Pêcheur avec ses poissons, le Jardinier avec ses légumes et même l'Âne, moqué pour sa lenteur, portait sur son dos les lourds paniers dont personne ne voulait se charger.
Avant que la fête ne commence, les Corbeaux descendirent des toits en croassant : « Méfiez-vous de cette table !
Elle cache de sombres intentions !
» Aussitôt, les Pie bavardes relayèrent la rumeur, les Hiboux ouvrirent de grands débats, les Renards flairèrent une occasion de briller devant la foule et chacun oublia pourquoi la table avait été dressée.
On ne regardait plus le pain, mais celui qui le coupait ,plus le vin, mais celui qui le servait , plus les convives, mais leurs ombres.
Les jours passèrent et le repas resta froid.
Pendant que les animaux se disputaient autour des nappes, les Loups, eux, traversèrent tranquillement les champs abandonnés.
Ils ne craignaient ni les cris, ni les querelles , ils savaient que lorsque les voisins cessent de se parler, les véritables prédateurs trouvent toujours une porte ouverte.
Alors la vieille Tortue, qui avait vu bien des saisons, murmura : « Une table n'est ni bonne ni mauvaise par elle-même.
Ce sont les mains qui s'y posent, les paroles qui s'y échangent et les actes qui s'y accomplissent qui lui donnent son visage.
Gardez-vous autant des banquets qui divisent que des procès où l'on condamne avant d'avoir observé.
Car une société qui juge sans preuve finit par craindre jusqu'au partage du pain, tandis qu'une société qui ferme les yeux sur les excès finit par nourrir le loup sous sa propre nappe.
» Les animaux se turent. Ils comprirent que la sagesse ne consiste pas à applaudir ou à interdire d'un seul geste, mais à regarder les faits avec une vigilance égale pour tous.
La table fut enfin dressée, non comme un trophée de victoire, mais comme un rappel que la liberté et la responsabilité doivent toujours s'asseoir côte à côte.
Morale : Les rumeurs dressent des murs, les faits construisent des ponts ; une démocratie se nourrit moins de soupçons que d'une justice impartiale.
Pour commenter, pas besoin d’être inscrit sur le site.....