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Le prix du renoncement : Payer, fermer les yeux, puis subir !



Depuis quarante ans, une philosophie molle s’est installée comme une buée sur le pare-brise collectif , payer pour ne pas voir, payer pour calmer la conscience, payer pour acheter un silence social. 

On a appelé ça la paix civile. 

En réalité, c’était surtout un report de facture.

Aujourd’hui, l’addition est là. 

Elle clignote. 

Elle hurle.

Des rues en feu. 

Des quartiers en apnée. 

Des forces de l’ordre épuisées. 

Des trafics installés comme des commerces de proximité.

 Le travail au noir qui prospère, discret mais massif. 

Des zones où la loi hésite, recule, puis disparaît. 

Rien de tout cela n’est tombé du ciel. 

Ce n’est pas le chaos par accident, c’est le chaos par renoncement.

Pendant des décennies, on a fermé les yeux. 

Pas par ignorance, mais par confort. 

On savait, vaguement. 

On entendait, parfois. 

Mais on préférait payer  des subventions sans contrôle, des dispositifs sans exigence, des chèques sans contrepartie. 

On a cru qu’en injectant de l’argent, on achèterait la tranquillité. 

Mauvais calcul. 

L’argent sans règle n’apaise pas , il anesthésie, puis il gangrène.

La logique était simple, presque naïve , éviter le conflit, éviter la fermeté, éviter le réel. 

Tout ce qui pouvait faire des vagues était repoussé à demain. 

La responsabilité, elle aussi. 

Résultat : une société qui n’ose plus nommer les problèmes, encore moins les traiter.

Les trafiquants ? 

Trop souvent intouchables. 

Ils occupent le terrain, structurent l’économie locale, imposent leur ordre. 

Le travail au noir ? 

Toléré, parce qu’il “fait vivre”. 

Comme si survivre sans règles était une victoire. 

Comme si l’illégalité devenait acceptable dès lors qu’elle arrange tout le monde à court terme.

Pendant ce temps, ceux qui respectent la loi paient. 

Deux fois. 

Une fois par l’impôt. 

Une fois par l’insécurité. 

Ils financent un système qui les protège de moins en moins, pendant qu’on leur explique que la fermeté serait une injustice.

Ce renversement moral est le cœur du problème. 

On a confondu compassion et lâcheté. 

Protection et abandon. 

Justice et évitement. 

Dire la vérité est devenu suspect. 

Poser des limites, presque immoral.

La politique, elle, a manqué de colonne vertébrale. 

Trop souvent, elle a géré le court terme, sondage après sondage, émotion après émotion. 

Gouverner, ce n’est pas distribuer pour calmer. 

C’est décider pour tenir. 

Or décider implique parfois de déplaire, d’assumer, de nommer clairement ce qui dysfonctionne.

Le réel, lui, se moque des discours. 

Quand on ne règle pas les problèmes, ils grossissent.

 Quand on achète le silence, il finit par exploser. 

Les émeutes ne sont pas une surprise , elles sont le symptôme visible d’un abandon lent, méthodique, maquillé en bienveillance.

La France n’est pas condamnée au chaos. 

Mais elle doit sortir de cette illusion coûteuse , on ne paie pas la paix sociale comme un abonnement. 

La tranquillité ne s’achète pas, elle se construit. 

Avec des règles claires. 

Une justice appliquée. 

Une loi respectée partout. 

Une solidarité exigeante, pas aveugle.

Il ne s’agit pas de stigmatiser, ni de mentir, ni de caricaturer. 

Il s’agit de regarder en face. 

De dire que fermer les yeux n’a jamais protégé personne.

 De comprendre que l’absence d’autorité n’est pas de la liberté, mais un vide aussitôt occupé par les plus violents.

On peut continuer à payer pour ne pas voir. 

Mais alors, il faudra payer toujours plus. 

En argent. 

En sécurité. 

En confiance. 

Et un jour, en cohésion.

La lucidité, elle, ne coûte rien. 

Elle demande seulement du courage.

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