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Guadeloupe — Eau, salaires et factures : un service public a la dérive !

Aux Abymes comme ailleurs sur l’archipel, l’eau du robinet devrait être un droit simple et quotidien. 

Pourtant, de mai à novembre 2025, la facture d’un foyer type raconte une autre histoire , sur un solde antérieur de 87 € surement pour payer le mec qui a ouvert le compteur, la période d’abonnement inaugurée en mai 2025 accumule des coûts où l’abonnement (27 €), la distribution (77 €), une consommation modeste de 30 m³ pour 49 € et une part SMGEAG/SAUR de 10 € s’empilent, jusqu’à faire bondir le total à 174 €. 




On paie plus pour être relié au service que pour l’eau bue, brossée, cuisinée. 

Dans ce calcul, chaque ligne pèse lourd et le consommateur se demande pourquoi une eau potable, dont le litre devrait être un bien commun, finit par peser lourd dans le budget familial.

La régie unique de l’eau, super de la part de nos Élus ,récemment mise en place sous l’égide du Syndicat Mixte de Gestion de l’Eau et de l’Assainissement de Guadeloupe (SMGEAG), est censée rationaliser la gestion d’un service qui couvre près de 334 000 personnes sur l’île. 

Mais derrière les chiffres, la machine sociale grince. 

Le syndicat UNSA a récemment pris la parole, dénonçant non pas la qualité de l’eau , mais le manque de respect pour les agents chargés de la faire couler. 

Selon ses représentants, la création de cette nouvelle régie s’est faite sans information transparente des salariés concernés, créant une fracture organisationnelle et une crainte légitime de perte de repères professionnels.

Cette tension ne tombe pas du ciel. 

La crise de l’eau en Guadeloupe est profonde et ancienne, fruit d’un réseau vétuste, de pertes massives sur les réseaux, de difficultés de gouvernance et de financements insuffisants, multipliant les appels à l’aide financière de l’État jusqu’aux élus locaux.

Derrière les discours techniques, des ouvriers, des techniciens, des agents de terrain demandent des augmentations salariales, des conditions de travail dignes, quand la facture que paie l’usager ne cesse de croître plus vite que la consommation réelle. 


Pour l’UNSA, il s’agit de rappeler une vérité simple , un service public n’est pas qu’une usine à facturer, c’est un collectif de femmes et d’hommes qui donnent chaque jour accès à l’eau , la ressource la plus fondamentale qui soit.

L’arithmétique de la facture où le prix au mètre cube oscille autour de 2,63 € selon les communes, mais où l’abonnement peut peser lourd , illustre un dilemme .

 Quand les coûts fixes dépassent la consommation, qui paie le prix de l’équilibre financier ? 

Ce calcul, souvent opaque pour l’abonné, devient un objet de débat politique et social dans une île qui a connu des épisodes de grèves de perturbations de distribution et même d’exactions certaines semaines de 2025.

Dans les couloirs syndicaux comme dans les foyers, une impatience monte , la question n’est plus seulement technique ou administrative, elle est humaine et urgente.

 Un service public fonctionne quand il est vécu comme juste. 

Ici, l’eau potable reste essentielle, mais la facture et les tensions sociales rappellent que même les biens les plus précieux peuvent sembler hors de portée quand on ne fait pas marcher ensemble usagers, salariés et gestionnaires, vers un avenir partagé.


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