⚠️ Prévision — 24 prochaines heures · (🇬🇵 Guadeloupe)
Données : mise à jour automatique toutes les 30 minutes.

François Hollande, le mécène involontaire de la catastrophe !



François Hollande, souvent présenté comme l’homme tranquille de la tempête, occupe une place singulière dans le paysage politique français , celle du donneur de leçons après coup, du mécène involontaire de la catastrophe qu’il analyse aujourd’hui avec distance. 

Le paradoxe mérite examen, sans colère inutile, mais avec la rigueur que réclame la mémoire collective.

Hollande aime la posture du sage revenu de tout. 

Il commente, explique, tranche. 

Il parle comme on annote un livre déjà brûlé.

 Philosophiquement, la position est confortable , celle de l’observateur qui se tient hors du feu, alors même qu’il en a tenu les allumettes. 

Le problème n’est pas l’erreur , gouverner, c’est errer parfois , mais la transformation de l’échec en magistère moral.

Sous son quinquennat, la France n’a pas basculé dans l’abîme, mais elle a appris une nouvelle forme de fatigue.

 Fatigue économique, avec un chômage de masse qui s’est incrusté dans le paysage comme un brouillard persistant. 

Fatigue politique, avec une parole présidentielle hésitante, souvent technocratique, incapable de produire un récit commun. 

Fatigue symbolique, enfin, quand l’autorité se dissout dans l’ironie et l’autodérision mal placée. 

Un président peut sourire , il ne peut pas sembler douter de sa propre nécessité.

Hannah Arendt rappelait que le pouvoir naît de l’action concertée, non de la seule légitimité institutionnelle.

 Hollande, lui, a souvent gouverné en gestionnaire plus qu’en fondateur, en arbitre plus qu’en chef d’orchestre.

 Résultat , un espace politique vidé de sens où la colère et le ressentiment ont trouvé un terreau fertile. 

Le macronisme n’est pas sorti du néant , il est aussi le produit de ce vide-là.

Et pourtant, aujourd’hui, Hollande parle. 

Il explique la crise démocratique, l’usure du pouvoir, la défiance populaire. 

Il diagnostique avec précision ce qu’il n’a pas su prévenir.

 C’est ici que la philosophie se fait sévère , peut-on être crédible comme moraliste quand on a contribué à la désorientation morale ?

 Nietzsche se méfiait des discours de vertu prononcés depuis les ruines qu’ils ont aidé à produire.

Il ne s’agit pas de procès personnel.

 L’homme est cultivé, fin, souvent lucide. 

Mais la lucidité tardive ressemble parfois à une absolution que l’on se délivre à soi-même. 

La politique exige autre chose , une capacité à assumer pleinement, sans se réfugier dans le commentaire. 

Dire : « voilà ce que j’ai tenté, voilà ce que j’ai raté, et voilà pourquoi ». 

Sans ironie. Sans posture.

La France n’a pas besoin de professeurs après la cloche.

 Elle a besoin de responsables capables de relier les actes aux conséquences, les intentions aux résultats. 

Le drame de François Hollande n’est pas d’avoir échoué , l’histoire est indulgente avec les faillibles , mais d’avoir laissé croire que l’échec pouvait devenir une compétence.

Reste une leçon, la seule qui vaille , en politique, le silence humble vaut parfois mieux que la parole docte.

 Gouverner, ce n’est pas seulement administrer le présent , c’est répondre devant l’avenir. 

Et l’avenir, lui, n’oublie pas qui parlait quand il fallait agir.




 


Enregistrer un commentaire

0 Commentaires



✨ Notez l'Article

Chargement de la moyenne...